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Archive pour 9.2.2007

Conférence - Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ?

Compte-rendu de la conférence-débat sur le thème : Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ?

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La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme a organisé, vendredi 9 février à Clermont-Ferrand, une conférence-débat sur le thème : Nos enfants, cobayes de la psychiatrie ?
Le journaliste et écrivain Pierre Vican, auteur de “nos enfants, cobayes de la psychiatrie?” (éditions Anagramme)
a présenté son enquête devant un public fortement intéressé et même atterré par la subjectivité qui préside au diagnostic psychiatrique en général et à celui de l’hyperactivité en particulier.

Le Docteur Labreze, président du collectif des médecins et citoyens contre les traitements dégradants de la psychiatrie, indique que selon une étude récente d’une population d’enfants, le taux de prévalence* de l’hyperactivité variait de 0,4 à 16 % selon les psychiatres, ce qui démontre la complète subjectivité dans le diagnostic psychiatrique. (Source : le rapport de l’INSERM en 2002 “dépistage et prévention des troubles mentaux chez l’enfant et l’adolescent “).
*Prévalence : Nombre de personnes souffrant d’une maladie, par rapport à une population déterminée, à un moment donné

Cela est d’autant plus préoccupant que l’on donne aux enfants diagnostiqués hyperactifs une drogue dérivée des amphétamines (Ritaline), et très proche de la cocaïne, qui produit les mêmes effets d’accoutumance et les mêmes effets secondaires délétères tels que : dommages au cœur et au système cardio-vasculaire, dommages au cerveau, pensées de suicide, effets cancérigènes, etc…. Rappelons que cette substance est classée par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire dans le tableau des substances dangereuses au même titre que la cocaïne.

On rappellera que la CCDH, depuis sa création en 1969, lutte principalement contre les abus en psychiatrie et met en garde contre les dangers causés par les médicaments psychiatriques comme la Ritaline. Grâce à son action d’information au niveau international, des avertissements sont maintenant obligatoires sur les boites vendues par les laboratoires pharmaceutiques.

Aux Etats-Unis qui expérimentent depuis plus longtemps que nous, des dizaines de morts d’enfants ont été déplorées suite à la prise de Ritaline ou autres dérivés similaires. Un autre effet préoccupant de cette politique de dépistage, est que votre enfant peut se voir diagnostiquer hyperactif à tort et se voir prescrire une drogue dangereuse mais si vous n’êtes pas d’accord et que vous vous opposez à ce traitement, vous pouvez vous voir retirer vos droits parentaux. Ne croyez pas que cela se passe seulement aux Etats-Unis. La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme a pu aider récemment en France une mère que l’on avait menacée de la sorte.

Comment cela a-t-il pu se produire ? Pourquoi laisse-t-on faire cela ? s’interroge à juste titre une personne du public.

Pierre Vican rappelle alors les liens financiers réels qui unissent les intérêts de l’industrie pharmaceutique et les psychiatres, ceux-là même qui votent les nouvelles maladies pour les inclure dans leur manuel de diagnostic utilisé comme base de nomenclature pour les remboursements par les assurances ou les caisses d’assurance maladie. « N’oublions pas que L’Agence Française de Sécurité Sanitaire est financée elle-même à 80% par les lobbies pharmaceutiques. » (Source : rapport de la commission des affaires sociales du Sénat intitulé : ” Les conditions de mise sur le marché et de suivi des médicaments- Médicaments : Restaurer la confiance” )

Autre question posée par les participants : Mais si mon enfant est effectivement intenable en classe, est-il hyperactif ?, et surtout que peut-on faire sans le droguer ?

A cela le Dr Labreze répond que d’après une étude du Pr Breggin, (professeur émérite de psychiatrie), présentée devant le congrès américain en 2002, il faut arrêter de blâmer l’enfant et s’occuper des facteurs environnementaux. L’hyperactivité est une maladie inventée. Il y a des symptômes et il faut rechercher les vraies causes objectives.

Le Docteur Labrèze précise alors qu’Il existe aussi des traitements alternatifs qui reposent sur un examen médical objectif. Une étude récente a ainsi démontré qu’une consommation excessive de sucre induit des symptômes similaires à ceux décrits pour l’hyperactivité, une carence en vitamines également, etc. Tout cela sont des faits observables et sur lesquels on peut agir efficacement. Il nous lit le témoignage d’une jeune fille qui le remercie de l’avoir aidée à se sortir des drogues psychiatriques et à résoudre ainsi les difficultés qui l’avaient amenée à prendre ce traitement.

Le Dr Labrèze a rappelé qu’aux Etats-Unis où 2 millions d’enfants ont été diagnostiqués hyperactifs et traités, la violence dans les écoles y compris les meurtres ont augmenté en proportion du nombre d’enfants prenant ce genre de traitement. Son propos est illustré par un documentaire vidéo « Psychiatrie : la vérité sur ses abus » produit par la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme.
Ce documentaire exceptionnel montre pour la première fois des images retrouvées dans les archives des associations de psychiatrie et qui dévoilent les objectifs de cette discipline et ses plans pour les atteindre. Il comprend également des interviews exclusives de médecins, d’avocats, d’éducateurs, d’experts de la santé mentale et d’anciens patients.

A l’exclamation unanime du public clermontois très remonté, « mais alors il faut faire quelque chose, que peut-on faire ? », Il encourage à diffuser le documentaire vidéo compilé par la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme qui a été présenté lors de la conférence. « Montrez-le à vos amis, faites leur diffuser à leur tour ces informations qui sont factuelles et documentées ».

D’autres conférences et événementiels seront organisés dans les mois à venir sur ce thème préoccupant.
Contact.
Tél . 06.63.40.18.14
e-mail. ccdhauvergne@free.fr

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