Infos

Vous parcourez actuellement les archives du blog Psychiatrie - Vies en danger de décembre 1995.

décembre 1995
L Ma Me J V S D
« oct   fév »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Archive pour décembre 1995

Manifestation Clinique de l’Auzon - La Roche Blanche le 23 décembre 1995

image1.jpg image11.jpg image2.jpgimage3.jpg

Manifestation Clinique du Grand Pré - Durtol le 2 décembre 1995

1995-12-02-la-montagne.jpg 1995-12-02-image.jpg 1995-12-02-image2.jpg

logo-ccdh.jpg COMMUNIQUE

Abus psychiatriques :

Samedi 2 décembre, des membres de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme seront présents devant la clinique du Grand Pré à Durtol pour manifester leur désapprobation face à l’abandon et aux mauvais traitements que subissent les patients des cliniques et hôpitaux psychiatriques, essentiellement des personnes âgées.

Forts de témoignages nombreux que l’association a reçus, les militants entendent attirer l’attention sur certains abus psychiatriques comme les internements abusifs, la pratique hélas croissante des électrochocs et le “gavage’ de drogues psychiatriques dont souffrent les patients.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme est une association loi 1901 qui existe en France depuis 1974 et dont l’objet est la lutte contre les abus psychiatriques.

L’ Association reçoit régulièrement des témoignages de personnes estimant avoir subi des abus traitements brutaux, impossibilité de quitter un hôpital, brutalités, abandon thérapeutique et même harcèlement sexuel ou viol. La liste est longue.

Récemment, l’association s’est portée partie civile lors du procès d’un psychiatre inculpé d’homicide involontaire sur une femme, mère de famille de 40 ans retrouvée attachée morte sur son lit dans un établissement psychiatrique de Lyon. Cette affaire a mis en évidence la violence et l’ inhumanité régnant dans certains services psychiatriques.

Autre affaire effrayante,il s’agit des infirmiers de l’hôpital psychiatrique de Novillars près de Besançon, inculpés et condamnés en première instance pour mauvais traitements sur leurs malades. Ces mauvais traitements allaient de simples claques jusqu’à des humiliations diverses comme des privations de nourriture, des harcèlements sexuels ou des humiliations variées (des malades obligés de prier vers la Mecque…). Des photos de malades nus ont même été retrouvées.

De telles affaires (il y en a d’autres) montrent la réelle nécessité de se montrer très vigilants en ce qui concerne le respect des droits de l’homme en psychiatrie.

Dans le passé, la C.C.D.H. avait révélé un rapport confidentiel de L’I.G.A.S. (Inspection Générale de l’Assistance Publique) dans lequel il apparaissait que “40% des personnes hospitalisées en psychiatrie ne nécessitaient pas d’hospitalisation” ; un rapport qui avait fait beaucoup de bruit en 1990 et qui reste d’actualité. Il est à la base de la politique de sectorisation mise en place depuis.

La C.C.D.H. reçoit le soutien de plusieurs psychiatres reconnus comme le Professeur Baruk, Thomas Szasz ou le docteur Dingly.

La controverse porte surtout sur les électrochocs que certains psychiatres utilisent fréquemment et sur l’usage systématique des neuroleptiques, véritable camisole chimique sous laquelle les patients sont maintenus en permanence.

Nous espérons que vous serez nombreux samedi à nous rejoindre à la Clinique du Grand Pré, à Durtol, à 15h.

|